Bacha

Publié le par india

 

© Jean-Paul  Neveu

Tout son corps est de jeune fille, sauf les yeux, de femme mûre. Mais ce ne sont pas des yeux, plutôt des forets pour percer la pierre !

Peut-être que, déjà, cette fille en a vraiment fini avec tout ce qu'il fallait voir, et que nul vent printanier, inattendu, soudain, ne pourra plus jamais la troubler.

O nuit profonde, source de mystères infinis, ne peux-tu couvrir ces deux yeux, ne serait-ce qu'une fois ! Ne peux-tu noyer dans l'obscurité sa connaissance aussi cruelle que le soleil de midi, son champ de tous les jours, desséché, calciné !

A celle qui sait tant de choses que nulle surprise ne peut plus l'atteindre, que pouvons-nous dire, nous qui, jusqu'à présent, n'avons rien appris, absolument rien !

Lokenath Bhattacharya

 

Pour les jeudis en poésie chez les Croqueurs de mots

Publié dans Un visage un espoir

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Nat 25/06/2010 22:03



extraordianire photo qui illustre si bien ce texte poignant


la douleur et la misère laissent oublier ce que doit etre la vie d'une enfant


le regard si expressif ne peut cacher le vécu de cette jeune fille


bisous



Quichottine 25/06/2010 09:50



J'espère... Mais voilà. Saurons-nous donner de la joie à vette efant-là ?



cricket1513 25/06/2010 09:39



pauvre enfant !!!


il est triste d'avoir vu déjà trop de choses qui ne te font plus croire à rien .. surtout pas au bonheur .....


bises



Nounedeb 25/06/2010 07:17



Merci à toi, India, pour ce portrait qui porte sans un cri tout le poids du monde.



Elie 25/06/2010 05:56



Merci pour Elle!


Bisous!